quels objectifs pour ce projet ?
- Chez les 6e, développer la lecture expressive et la confiance en soi ;
- chez les maternelles, favoriser l’écoute, la compréhension et le questionnement ;
- encourager la coopération et les échanges intergénérationnels.
Tout est parti de mon intérêt personnel pour les CPS, que j’avais décidé de travailler avec ma classe de 6e. En tant que maman aussi, je constatais l’importance de ces compétences et la nécessité de les enseigner dès le plus jeune âge.
J’ai imaginé des ateliers maternelle/collège comme un pont entre les générations, un espace de réflexion où petits et grands lisent les mêmes albums, réfléchissent aux mêmes questions.
C’était aussi, pour les élèves de 6e qui viennent d’entrer au collège, la possibilité de se retrouver à nouveau “les grands” et de se mettre dans la peau des sachants. Là où les élèves de grande section découvraient, les élèves de 6e, eux, consolidaient en apprenant aux autres.
Les élèves de 6e, comme des jardiniers des idées, allaient donc semer des graines… Je vous présente ici le pas à pas de ce projet intergénérationnel, nourri par le retour direct du terrain !
J’avais déjà décidé d’entamer un projet annuel sur les CPS avec la classe de 6e dont j’étais prof principale. Je n’ai pas eu besoin de chercher bien loin autour de quoi nous pourrions travailler ensemble. Les albums de Baptiste Beaulieu me sont immédiatement venus à l’esprit et permettaient de travailler aussi des compétences du cours de français.
Il s’agit en effet d’un auteur qui me touche, tant dans ses récits destinés aux adultes que dans ses albums jeunesse. Médecin généraliste, profondément humaniste, Baptiste Beaulieu parle dans toutes ses histoires des relations humaines, d’empathie, d’ouverture d’esprit.
… Et elle passe dans ses albums jeunesse par l'enseignement de valeurs qui correspondent aux CPS. Les albums de Baptiste Beaulieu abordent des thèmes essentiels d’affirmation de soi et permettent de réfléchir aux questions de notre rapport à l’autre, du respect de soi et des autres. Ces histoires sont l’ occasion de parler d’empathie, de tolérance, de consentement, mais aussi de questionner les stéréotypes.
L’écriture de Baptiste Beaulieu permet par ailleurs de travailler l’album en 6e sans que les élèves ne se sentent infantilisés. D’autant que les illustrations représentent des enfants d’un âge vague, mais pas trop jeunes. Je pouvais donc intégrer ces albums à mon travail sur les CPS en 6ème, et d’une pierre deux coups: poursuivre un travail sur la lecture expressive par ailleurs déjà entamé.



Albums à retrouver chez Les Arènes, ici.
La première étape était d’identifier l’école et l’enseignant avec lesquels travailler, en prenant en considération les contraintes matérielles telles que la distance entre les établissements. L’école maternelle de ma fille est dans le secteur du collège où j’enseigne, à 10 minutes à pied.
À la fin de la réunion de rentrée, j’ai donc proposé à Marie de faire travailler nos deux classes autour des albums de Baptiste Beaulieu. Elle s’est immédiatement montrée enthousiaste.
Nous avons convenu d’échanger par e-mail pour l’organisation du projet.
La deuxième étape était de présenter le projet aux deux chefs d’établissement pour obtenir leur accord. J’ai rédigé une présentation du projet, que j’ai partagé avec Marie, pour pitcher le projet à mon chef d’établissement qui m’a donné son accord.
Troisième étape : il restait à convenir des dates et des lieux de rencontre. Alterner les établissements scolaires pour les rencontres favorise le sentiment de partage, et plaît beaucoup aux élèves qui sont fiers d’accueillir l’autre classe.
Enfin, j’ai conçu une brochure pour présenter le projet aux familles et aux élèves. J’y ai mentionné les titres, les objectifs pédagogiques, les étapes du projet, les dates importantes.
Le premier album que nous avons décidé de travailler avec les classes était Je suis moi et personne d’autre. Il nous semblait accessible pour les grandes sections, avec accompagnement évidemment.

“Je suis moi et personne d'autre”, de Baptiste Beaulieu
On y retrouve les compétences cognitives de connaissance de soi : qui suis-je ? Comment assumer et exprimer ma singularité ?
On y retrouve le personnage de Francisco, un écolier qui aime le rose, jouer à l’élastique et pleure devant les films émouvants. Au début de l’album, on le voit souffrir d’être moqué et mis à l’écart. Puis il va oser être “lui et personne d’autre”, notamment grâce à l’aide d’une amie.
Les thèmes sont donc vraiment très riches. Au-delà de la question de l’affirmation de soi, on pourra aussi parler des stéréotypes de genre, de ce qu’est réellement l’amitié, et pourquoi pas du harcèlement scolaire.
En amont, la première étape est d’abord de scanner la couverture et les illustrations pour les projeter pendant la séance. On commencera en effet, en tout début de séance, par questionner l’horizon d’attente des élèves à partir du titre et de l’illustration de couverture.
La deuxième étape de préparation est de s’entraîner à lire le texte à voix haute ! En classe, après la prise des représentations à partir de la couverture, on va faire la lecture offerte de l’album. L’objectif est de modéliser une lecture très expressive, proche de la lecture contée.
La troisième étape, qui correspondra au cœur de la séance, consiste à préparer la discussion. Pour cela, il faudra identifier soi-même les thématiques abordées par l’album et préparer la liste des questions pour animer l’atelier. Afin de faciliter le dialogue, on veillera à poser des questions ouvertes.
Si toutefois la prise de parole est difficile, on peut avoir recours aux questions fermées pour susciter une réaction ("est-ce qu’un garçon peut aimer la couleur rose ?"). Mais elles doivent rester un outil de dernier recours, au risque d’aiguiller la discussion vers des réponses en oui ou non sans réel développement ou réflexion.
Vous aussi, vous trouvez qu’une bonne lecture n’est pas seulement une question de nombre de mots par minute ? Lire à voix haute, c’est donner corps au texte, en faire entendre le sens, les respirations, les émotions. C’est pourquoi, au-delà des simples compétences de fluence, la lecture expressive donne tout son sens au texte et recrée le lien entre le lecteur et le livre.
Quand on lit à voix haute, on développe non seulement ses compétences de lecture, mais aussi son aisance à s’exprimer à l’oral : on apprend à poser sa voix, à jouer avec les intonations, à moduler, à respirer. On apprend à lever les yeux vers l’auditoire, à mettre le corps au service de la parole.
Après avoir soi-même modélisé la lecture expressive, lors d’une deuxième séance, on choisit avec les élèves de 6e ceux qui prendront en charge la lecture contée devant les élèves de maternelle. Nous divisons la classe en trois groupes. Les deux autres groupes travailleront dans d’autres ateliers de préparation.
Deuxième étape : on fait élaborer une grille de compétences aux élèves pour lister toutes les caractéristiques d’une bonne lecture. Devront émerger les critères suivants:
Troisième étape : après avoir réparti les pages de l’album entre les élèves pour une lecture équitable, on fournit une photocopie à chaque élève pour qu’elle puisse être annotée. Les élèves préparent leur lecture en soulignant, surlignant ce qui doit être accentué, notent des flèches pour marquer l’intonation, des barres pour matérialiser les pauses… Ils réfléchissent ainsi en profondeur au sens de leur texte et à la façon de le mettre en valeur.
Enfin, à l’issue du balisage, le groupe qui prend en charge la lecture s’entraîne plusieurs fois pour parvenir à une lecture très fluide et expressive. Pour cela, on demande aux élèves de se servir de la grille de compétences élaborée pour évaluer chaque membre du groupe, tout à tour.
On leur donne comme consigne de commencer par les feedbacks positifs avant de donner des conseils d’amélioration, en gardant bien à l’esprit de rester bienveillant. Eh oui, travailler en groupe, c’est aussi une CPS !
Les neurosciences montrent qu’enseigner est la forme la plus aboutie de l’assimilation d’une notion. L’un des groupes d’élèves de 6e prépare l’atelier de discussion qui sera mené avec les élèves de maternelle à la suite de la lecture contée.
Cet atelier met l’élève dans la peau d'un ou une prof : il devra mener un questionnement pour vérifier la compréhension de l’album, mais aussi pour faire émerger des réflexions autour des thématiques abordées !
On va d’abord lister les attendus avec le groupe : que veut-on faire dire aux élèves de maternelle ? Quels thèmes de l’album va-t-on aborder ? C’est l’occasion, lors de cette deuxième séance, de remobiliser ce qui est ressorti de la discussion initiale en première séance.
Les élèves vont ensuite formuler des questions pour animer la discussion avec les élèves de maternelle. On insiste auprès des élèves sur la nécessité d’utiliser un langage simple, accessible aux élèves de grande section.
On met également en garde sur le type de questions posées : il faut que les questions soient ouvertes pour permettre des réponses élaborées, pour que les élèves de maternelle puissent s’exprimer et qu’il y ait une réelle discussion.
Mais avant tout, la discussion, qui fera donc suite à la lecture expressive de l’album, sera lancée par des questions de compréhension afin de vérifier cette dernière : Qu’arrive-t-il à Francisco? Quel est son problème ? On essaie au maximum de laisser les élèves formuler eux-mêmes les phrases, en les corrigeant au besoin: l’idée est qu’ils mobilisent des compétences cognitives en réfléchissant à l'œuvre et à ses enjeux pour élaborer un bon questionnement.
On demande aussi d’imaginer des relances au cas où le dialogue tourne court. Les élèves de maternelle peuvent être impressionnés par la rencontre, avoir des difficultés à prendre la parole. On peut les relancer par des questions de compréhension sur des différentes étapes du récit (que fait Francisco quand les garçons lui proposent d’aller embêter les filles ? Que dit Francisco à sa maman en rentrant de l’école ?).
Comment le personnage peut-il se sentir ? Est-ce qu’on pourrait ressentir autre chose ? Il est aussi intéressant de faire imaginer des alternatives au récit: est-ce qu’il aurait pu réagir autrement ? Qu’aurait-il pu répondre d’autre ?
Enfin, on met en garde les élèves animateurs sur la répartition de la parole, en visant une prise de parole équitable, à commencer par la parité filles-garçons dans la discussion. Il faudra donc qu’ils commencent par annoncer les règles de la discussion, qu’on leur fait élaborer à la fin de cette deuxième séance.
On demande à notre groupe d’animateurs : que faut-il pour que la discussion se déroule bien ? Il devrait ressortir les notions de :
Enfin, on se met d’accord sur la répartition de l’animation : qui prend en charge quelle question, quel rôle ?
Le troisième groupe d’élèves de sixième prépare un courrier à destination des élèves de maternelle pour leur présenter le projet et susciter leur curiosité.
En amont de la séance, on fait une photocopie couleur de la couverture de l’album, qu’on glisse dans l’enveloppe pour qu’elle puisse être étudiée par la classe de grande section. On pense à:
En classe, on fait rédiger une lettre en respectant les codes d’écriture du genre et en intégrant toutes les informations de la première rencontre : où, quand (date, combien de temps), comment (déroulement), quoi (le sujet).
Comme tout le monde ne peut pas écrire la lettre en même temps, on essaie de répartir les rôles et on permet notamment aux élèves moins à l’aise avec l’écrit de se charger de la décoration du courrier.
On sort nos plus belles couleurs, nos tampons, nos stickers et autres masking-tapes pour décorer la lettre : le plaisir de la correspondance est aussi visuel. Les élèves de maternelle nous ont ensuite répondu avec une très belle lettre remplie de mercis.


La première rencontre a lieu à l’école maternelle. Beaucoup des élèves de 6e sont allés dans cette école et retrouvent les lieux avec nostalgie. Ils sont impressionnés par les élèves de grande section qu’ils trouvent très sages. Les élèves de maternelle sont, eux, très fiers de recevoir les grands dans leur classe.
En amont, il faut bien sûr planifier la sortie scolaire: autorisations de sortie, accompagnateurs, etc. Lors de la dernière séance de français avant la sortie, on a établi et répété une chronologie précise des interventions (lecture, atelier de discussion) dans l’objectif de fluidifier l’enchaînement des activités et de faciliter le rôle de chacun.

La deuxième rencontre est prévue deux mois plus tard. Nous choisissons de travailler cette fois autour de l’album Les pansements invisibles, qui permet d’aborder les notions de consentement, d’intimité et qui encourage à savoir poser ses limites. Il traite des compétences sociales qui permettent de construire des relations aux autres saines, dans le respect de chacun.

On procède comme la première fois pour la découverte du livre en sixième, mais nous décidons cette fois de préparer des ateliers plus participatifs, pour permettre à chaque élève de maternelle de s’impliquer et pour diminuer la charge cognitive, et ainsi éviter trop de fatigue.
Cette séance de 6e se déroule de façon similaire à la découverte du premier album : on commence par définir l’horizon d’attente à partir de la couverture et du titre. On est ici particulièrement attentif à l'explicitation avec les élèves de la métaphore “pansements invisibles” : que peut-elle signifier ?
On comparera les attentes avec la réalité à l’issue de la lecture. L’idée est ici que chacun accumule au cours de sa vie des blessures invisibles, symbolisées par les pansements. Mais on peut s’en libérer en s’affirmant et en demandant son droit au respect.
Après la lecture offerte de l’album, on demande aux élèves quelles sont les thématiques de cet album et fait la liste au tableau des notions abordées : oser dire non, le respect des enfants et de leur corps, les souffrances mentales invisibles.
On engage alors un nouvel atelier de discussion, toujours par un questionnement ouvert, qui part de la compréhension du texte pour aller vers des questions de réflexion.
Évidemment, tous ces sujets ne seront pas abordés de cette façon en maternelle. L’album Les pansements invisibles permet vraiment un travail approfondi en classe de 6e et on peut aller loin dans la discussion.
En grande section, le message principal est celui de l’intimité et du respect du corps de l’autre: mon corps est MON corps ! La maîtresse lit plusieurs fois l’album avec les grande section, ils discutent de l’histoire. Elle est très bien connue avant la deuxième rencontre.
À ce sujet, voir notre article : comment aborder la notion de consentement en maternelle ?
La classe de 6e a organisé un brainstorming pour trouver des idées d’ateliers. Nous sommes partis de la liste des attendus : tous les élèves de maternelle doivent pouvoir participer, il faut avoir compris l’album et les élèves doivent être en activité. Nous avons convenu de préparer 3 ateliers.
Nous avons retenu deux scènes de l’album : la poissonnière et les photos des copines. Je scanne une illustration représentative pour chaque scène, qui permettra un tirage au sort par les élèves de maternelle: il devront rejouer l’une des deux scènes, au hasard.
La consigne est de demander à l’élève de grande section de se mettre à la place de l’héroïne et d’oser dire non en formulant une demande claire. Les élèves de sixième ont deux tâches :
Il s’agit d’un exercice de graphie qui va permettre aux élèves de grande section de travailler la motricité fine et les boucles, importantes dans le geste d’écriture. En réalité, l’exercice permet aussi de symboliser le passage de la douleur cachée à autre chose. Je photocopie l’illustration de fin où l’on voit un groupe de personnages avec des pansements sur le corps.
L’activité commence par un “cherche et trouve”: il faut trouver tous les pansements ! Puis, on invite l’élève de maternelle à dessiner une fleur de cerisier par-dessus le pansement. Les élèves de sixième modélisent le tracé pendant l’atelier. Il faudra donc prévoir en plus des photocopies de l’illustration en nombre suffisant, des crayons pour les contours, des feutres roses et des feuilles de brouillon pour les modèles.
Les élèves de grande section repartent avec leur dessin en fin d’atelier. Là encore, en phase de préparation, on demande aux élèves de sixième responsables de l’atelier de formuler une consigne claire et précise.
La bienveillance peut guérir, c’est le message de cet atelier. Je photocopie et plastifie le portrait de l’héroïne en autant d’exemplaires que d’enfants prévus en simultané sur l’atelier. Je prévois des feutres effaçables et des tampons effaceurs.
Les élèves animateurs dessinent des pansements sur le portrait. Le nombre est à affiner en fonction du profil des élèves de maternelle : plus ils ont d’aisance à l’oral, plus on peut en dessiner. Nous avons commencé à 3-4 mais les élèves de sixième en ont parfois ajouté devant la facilité des grande section. Une parole bienveillante validée efface un pansement ! Toujours en phase de préparation, on fait formuler des consignes claires et précises.
Le jour de la deuxième rencontre, les délégués viennent les accueillir à l’entrée pendant que la classe de sixième met en place les ateliers avec le matériel. Tout le monde est content de se retrouver.
En amont de la séance, on s’occupe du matériel : prévoir des crayons et des feutres, ainsi que du brouillon pour que les grands montrent aux petits comment dessiner des fleurs à cinq pétales. Penser aussi aux feutres effaçables et aux tampons effaceurs pour l’atelier oral.
En ce qui concerne l’atelier théâtral, nous avons sélectionné deux scènes : la poissonnière et les copines. J’ai photocopié deux illustrations pour que chaque élève de grande section tire au sort la scène à rejouer. Penser aussi à la conception et impression des diplômes de graines de philosophes pour tous les élèves !
La salle doit être assez spacieuse (et aux normes de sécurité) pour accueillir tout le monde et circuler librement. Il faudra peut-être bouger des meubles ou en installer. L’atelier théâtre a besoin d’un peu d’espace alors que les autres nécessitent d’installer de grands îlots.


Deux ateliers organisés le jour de la seconde rencontre
De retour en classe, on fait un bilan oral du projet : difficultés, réussites, remarques, émotions… On réfléchit à ce que nous a appris cette expérience. Il y a les compétences psychosociales définies par l’étude des albums, mais aussi celles qu’on a acquises en encadrant les petits.
On peut aussi réfléchir à ce que la rencontre a apporté à chaque classe d’âge, on peut se demander ce qui aurait changé si on avait rencontré une classe d’un autre niveau. L’idée est à la fois de faire le bilan du projet mais aussi de travailler la prise de parole spontanée.
On peut écrire une dernière lettre pour remercier et se dire au revoir, rédiger un reportage à destination des familles ou du site internet de l’établissement (veiller au droit à l’image de tous les enfants si publication de photos des rencontres).
Là où la posture enseignante est celle du chef d’orchestre lors de la première rencontre, elle est beaucoup plus en retrait la deuxième fois. On encadre mais on n’intervient qu’en cas de difficultés. Ce sont les élèves de sixième qui animent les ateliers. On veille simplement à la bonne rotation des élèves.
Un point de vigilance : le questionnement en atelier de discussion. Il faut absolument éviter les questions fermées ou trop guidantes sous peine de voir le soufflé retomber.
Enfin, il faut anticiper la différence d’âge entre les élèves et être conscient des compétences et des attendus pour un enfant de grande section. En effet, il est facile de tomber dans l’écueil d’en attendre trop ou pas assez. C’est le dialogue avec l’enseignant·e de la classe, ainsi que la lecture des programmes de maternelle, qui permettra de viser juste.
Dans la même perspective, il est utile de préparer les élèves à se rencontrer. Mes élèves de sixième s’imaginaient des enfants plus “bébés” que la réalité par exemple. Un peu de recherche personnelle sur le développement de l’enfant, si on n’est pas soi-même parent ou que cela remonte un peu, permet d’anticiper les questions!
Amélie C., professeure de français au collège depuis 2006
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