Tout commença un beau matin de décembre... Cela faisait 3 ans que j'enseignais avec passion au collège, et que je jonglais avec les défis quotidiens de notre profession. Ce jour-là, je me suis réveillée avec une grande difficulté à parler.
Pas de douleur particulière, juste un chuchotement à peine audible. “Ça ira bien pour aujourd'hui”, me suis-je dit. Quelle erreur ! À peine arrivée au collège, j'ai dû faire demi-tour… Ces petits muscles au fond de la gorge s'avéraient finalement indispensables pour exercer mon métier !
Ce qui devait être un arrêt de 15 jours s'est transformé en un mois, puis en une véritable odyssée. De prof enthousiaste, je suis passée à prof sans voix, naviguant dans les méandres administratifs de l'Éducation nationale. RQTH, aménagement du poste de travail, allègement de service, médecin de prévention de l’inspection académique, service social... Autant de termes qui allaient devenir mon quotidien.
Dans cet article, je vous partage mon parcours et mes conseils pour tous les enseignants et enseigantes, du primaire au supérieur, qui se retrouvent confrontés à un problème de santé impactant leur carrière.
Découvrez comment j'ai appris à jongler avec les subtilités de notre administration française, tout en préservant ma passion pour l'enseignement. Une chose est sûre : vous n'êtes pas seul(e) dans cette situation, et il existe des solutions !
Conseil 1 - Faire ses premiers pas dans le parcours médical
Mon médecin traitant m’a d’abord conseillé de consulter un ORL. Lors de cette visite, ce dernier a passé un tuyau dans mon nez pour examiner mes cordes vocales. Il m’a informée que j’avais des nodules, mais que ce n’était pas grave et qu’une intervention chirurgicale n’était pas nécessaire. Il m'a alors orientée vers une orthophoniste.
Je ne savais pas qu’il existait plusieurs spécialités chez les orthophonistes. J’ai dû en contacter plusieurs avant de trouver la perle rare : une orthophoniste spécialisée dans les troubles de la voix ! Lors de notre rendez-vous, qui a duré une heure, elle m’a expliqué le fonctionnement des cordes vocales, chose que j’ignorais complètement. Avec beaucoup de patience, de diplomatie et de calme, elle m’a expliqué ce qu’était le forçage vocal et comment, depuis des années, je malmenais ma voix.
Je suis sortie de cette consultation en colère, non seulement contre moi-même, mais aussi contre le monde entier. Pourquoi moi, qui adore mon métier, suis-je confrontée à cette problématique ? J’ai réalisé que c’était moi qui avais créé cette situation en abîmant avec application cette belle machine qui me permettait d’enseigner. Cette prise de conscience a été plus que difficile, mais nécessaire.
"Votre carrière de prof est terminée"
Malgré plusieurs séances de rééducation vocale : aucune amélioration. Mon orthophoniste m’a alors conseillé de consulter un phoniatre, un médecin spécialiste des cordes vocales. Décidément, j’apprenais beaucoup de choses ces derniers temps ! Il existait aussi une spécialité parmi les médecins ORL ! Après un examen différemment appelé laryngoscopie, le diagnostic a changé : ce n’était pas un nodule, mais un kyste qu’il fallait retirer chirurgicalement. Aucune rééducation vocale ne pourrait le résorber. Encore une fois, la nouvelle a été un choc.
J’ai donc pris rendez-vous avec un chirurgien phoniatre qui a retiré le kyste et découvert en dessous une vergeture, autrement dit une malformation congénitale de la corde vocale. Nous étions en avril 2011, j’enseignais depuis 2008. On m’a annoncé que ma carrière d’enseignante était terminée et que je devais trouver une nouvelle orientation professionnelle.
Soyez ouvert à l'idée de changer de spécialiste ou d'approche thérapeutique si nécessaire : ostéopathe, praticien Shiatsu, microkinésithérapie ; psycho bio acupressure (PBA), etc.
Préparez-vous à l'éventualité de devoir adapter votre vie professionnelle. Il peut parfois être nécessaire d'envisager une réorientation de carrière pour préserver sa santé (vocale).
Une aide peut vous être apportée via la Proxi-RH. Il s’agit de conseiller, présent dans tous les CIO. Ils peuvent vous aider à vous lancer dans une réorientation professionnelle. Contactez votre RH et votre inspecteur pédagogique. Ils peuvent vous orienter vers ces dispositifs.
action !
- Consulter les bons spécialistes.
- Commencer par votre médecin traitant pour obtenir une orientation initiale.
- Consulter un ORL pour un premier diagnostic. Ne pas hésiter pas à poser des questions sur les examens réalisés (comme la nasofibroscopie par exemple).
- Rechercher un orthophoniste spécialisé dans les troubles de la voix.
- Si les traitements initiaux ne fonctionnent pas, demander à consulter un phoniatre pour un diagnostic plus approfondi.
- Garder à l'esprit que chaque spécialiste apporte une expertise différente. Ne pas hésiter pas à demander des seconds avis.
- S'informer. Lors de vos consultations, demander des explications détaillées sur l'anatomie et le fonctionnement des cordes vocales, sur les causes spécifiques de vos problèmes vocaux. Poser des questions sur les différents types de pathologies vocales (nodules, kystes, etc.) et leurs traitements. Tenez un journal de vos symptômes et de leur évolution pour en discuter avec vos médecins.
- Suivre scrupuleusement les recommandations de vos spécialistes, que ce soit pour la rééducation vocale ou d'autres traitements. Soyez attentif à l'évolution de vos symptômes. Si vous ne constatez pas d'amélioration après plusieurs séances de traitement, n'hésitez pas à en parler à votre spécialiste. Demandez quelles sont les autres options de traitement disponibles si les premières approches ne fonctionnent pas.
Conseil 2 - Reconnaître ses limites : arrêtez de forcer !
J'ai toujours remis à plus tard l'arrêt maladie que le médecin me demandait de prendre. Les excuses ne manquaient jamais : "Non, il y a la sortie théâtre", "Non, je dois faire cette évaluation"... Chaque fois, je trouvais une raison de repousser le repos dont j'avais manifestement besoin. J’étais jeune, pleine de vie et d’enthousiasme… Rien ne pouvait m’atteindre !
Je me souviens particulièrement d'une journée où ma voix n'était qu'un filet rauque. Malgré la douleur qui me lançait dans la gorge, j'ai insisté pour donner mon cours. Il s’agissait d’un atelier théâtre que j’avais mis des heures à préparer ! J'ai passé deux heures à chuchoter et à grimacer, déterminée à ne pas laisser tomber mes élèves, qui s’amusaient beaucoup à s'entraîner à être comédien(ne). À la fin de la journée, je pouvais à peine parler, et la migraine qui m'assaillait était insupportable.
La culpabilité était mon compagnon constant. L'idée de laisser mes élèves sans professeur me hantait. L'agacement de ne pas pouvoir réaliser les activités que j'avais soigneusement préparées me rongeait. L'idée de les voir reportées ou annulées me pesait lourd sur le cœur. Savoir que je laisserai tomber mes collègues et que je serai peut-être jugée par mes pairs m’était insupportable…
Et puis, il y avait cette pression invisible mais omniprésente : les murmures et les jugements de la vox populi sur les profs absents. J'entendais déjà des commentaires comme "Encore un prof qui prend des vacances" ou "Ils sont toujours malades ceux-là". Même si je savais que ces réflexions étaient souvent infondées, elles pesaient sur ma conscience.
Tous ces facteurs m'ont poussée à ignorer les signaux d'alarme de mon corps. J'ai continué à forcer sur ma voix, jour après jour, semaine après semaine. Je buvais des litres de thé au miel, je suçais des pastilles pour la gorge, espérant que cela suffirait à me maintenir en état de… fonctionner.
Ce n'est que lorsque ma voix m'a complètement lâchée, me laissant quasi muette, que j'ai réalisé l'ampleur de mon erreur. L'arrêt forcé qui a suivi a été bien plus long et plus difficile que si j'avais écouté les premiers avertissements.
Pourtant, il est crucial de reconnaître ses limites et de ne pas forcer sa voix, surtout lorsqu'on enseigne. Écoutez votre corps : si votre voix est fatiguée ou douloureuse, reposez-la. N'attendez pas que la situation s'aggrave !
Rappelez-vous que prendre soin de votre santé n'est pas un luxe, c'est une nécessité. Non seulement pour vous, mais aussi pour vos élèves qui ont besoin d'un enseignant en bonne santé sur le long terme.
Prendre soin de soi
Guide pratiqueCycle 1 à Lycée
Le métier d’enseignant déborde facilement des murs de la classe pour se glisser chez soi et partout, notamment l’été. Travailler, se reposer ? Pas facile surtout quand on est jeune enseignant·e de tro…
action !
- Apprendre à écouter son corps. Identifiez vos signaux d'alerte : notez les signes de fatigue vocale comme l'enrouement, la douleur à la gorge, ou la difficulté à projeter votre voix. Fixez-vous des limites claires, déterminez à l'avance dans quelles conditions vous devez vous arrêter, par exemple si votre voix est douloureuse pendant plus de deux jours consécutifs.
- Prioriser sa santé face aux obligations professionnelles.
- Accepte que votre santé passe avant tout. Rappelez-vous que vous ne pouvez pas être un(e) bon(ne) enseignant(e) si vous êtes épuisé(e) ou malade.
- Apprenez à dire non : refusez poliment les tâches supplémentaires lorsque vous sentez que vos limites sont atteintes.
- Préparez un plan B : ayez toujours des activités prêtes que les élèves peuvent faire de manière autonome si vous devez réduire votre temps de parole.
- Communiquer sur ses limites.
- Discutez ouvertement avec votre direction, votre RH, votre inspecteur des problèmes de santé que vous rencontrez et des aménagements dont vous pourriez avoir besoin.
- Éduquez vos élèves : expliquez-leur l'importance de prendre soin de sa santé et comment cela s'applique aussi aux enseignants.
- Discutez avec vos collègues de l'importance de reconnaître ses limites. Votre témoignage pourrait vous aider à prendre conscience que vous n’êtes pas seul(e) face à vos difficultés.
Conseil 3 - Naviguer dans le système : RQTH, temps partiel et aménagements
Quelques mois après mon opération et ma rééducation, je me retrouve dans la nécessité de solliciter un emploi du temps adapté à ma pathologie. La réorientation professionnelle n'étant pas envisagée dans l'immédiat, il est crucial de trouver des solutions pour continuer à enseigner sans compromettre ma voix.
Mes demandes sont claires pour la rentrée prochaine : commencer à 9 heures pour avoir le temps d'effectuer mes exercices vocaux, ne pas enseigner plus de 2 heures consécutives, et bénéficier d'une pause en milieu de semaine.
La réponse de ma cheffe est sans appel : elle m'informe qu'elle ne peut pas accéder à mes demandes et ajoute que si je suis handicapée, il me faut en faire la demande officielle. “Handicapée”, le mot me terrifie, me bouleverse, me paralyse… Être considérée comme handicapée à moins de 30 ans est une réalité difficile à accepter.
Être reconnue comme "handicapée"
Ma phoniatre valide ce mot… Je me lance alors dans un parcours administratif auprès de la MDPH (Maison départementale des personnes handicapées) pour obtenir la fameuse RQTH (Reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé). Le défi se présente rapidement : il me faut l'avis d'un médecin du travail.
Or, à l'Éducation nationale, nous avons des médecins de prévention, mais pas de médecins du travail, ce qui complique les choses ! J’ai donc contacté la médecin de prévention au service social du rectorat de mon département pour lui expliquer la situation. Elle m’a rédigé un document pour la MDPH. Il n’avait rien d’officiel, mais il m’aura bien aidé pour constituer mon dossier.
Après de nombreuses démarches et quelques obstacles administratifs, j'obtiens finalement ma RQTH. Je soumets ma demande d'aménagement à la RH (désormais via Colibris). La procédure est expliquée une fois par an dans le BIR. Vous pouvez vous rapprocher de votre secrétaire pour qu’elle vous explique les démarches. Les demandes sont à formuler avant janvier pour la rentrée scolaire suivante.
J’ai obtenu l’accord pour un emploi du temps adapté, qui est respecté de manière variable selon les années, ainsi qu'un allègement de service. Je travaillais 15 heures, tout en étant rémunérée pour 18 heures. C'est une solution appréciable, bien que temporaire. L'allégement de service ne peut, en principe, pas être reconduit plus de 3 ans.
action !
- Écouter votre corps et accepter la réalité. Comprendre que demander de l'aide et des aménagements n'est pas un signe de faiblesse, mais une démarche nécessaire pour préserver votre santé et votre carrière.
- Chercher du soutien : parlez-en à des collègues ou au correspondant handicap de votre académie. Contactez le service social de votre inspection académique. Ils pourront vous orienter.
- Engager les démarches administratives.
- Déposer une demande de RQTH : rendez-vous à la MDPH de votre département pour déposer votre dossier. Vous aurez besoin de remplir le formulaire Cerfa et de fournir un certificat médical.
- Demander un allègement de service : faites une demande d'allègement de service via la plateforme Colibris ou directement auprès de votre service RH. L'allègement de service permet de réduire votre temps de travail tout en maintenant votre rémunération.
- Aménager votre emploi du temps. Négociez avec votre direction pour mettre en place un emploi du temps adapté à vos besoins. Vous pouvez demander des horaires de travail spécifiques, des pauses régulières, et des adaptations de vos tâches. Avec votre RQTH, vous avez la possibilité de demander un temps partiel de droit. Vous pouvez reprendre votre travail avec un temps partiel pour raison thérapeuthique. Votre service social vous aidera dans ces démarches.
Conseil 4 - Transformer l’obligation en force : s'adapter
Ma phoniatre m'a conseillé de travailler avec un micro. Pendant de longues années, j'ai refusé. J'avais honte de porter cet appareil devant mes élèves et mes collègues. Je craignais de perdre le contrôle de ma classe. Que ferais-je si les élèves se moquaient de moi à cause de ce "machin" d'hôtesse de l’air ?
Puis, le kyste est revenu, nécessitant une seconde opération… Avec la pandémie de Covid et l'obligation de porter des masques en classe, je n'ai pas eu d'autre choix que d'utiliser le micro en permanence. Cet appareil fait partie des nombreux aménagements matériels que l'on peut demander via le dispositif d'aménagement du poste de travail.
J'ai également pu obtenir un tableau blanc, un vrai luxe à l'époque où les tableaux à craie dominaient encore les établissements. J'ai aussi bénéficié d'une salle non réverbérante et insonorisée : une petite salle éloignée de toute source de bruit. Au début, c'était difficile. Je me sentais isolée, à l'autre bout du collège, loin de mes collègues de français.
L'utilisation du micro, une étape délicate
J'ai essuyé des rires et des plaisanteries de la part de mes collègues. Bien que non malveillants, ces commentaires me touchaient profondément, car ce handicap a longtemps été mon talon d'Achille. Chaque regard insistant de la part de ma direction était également difficile à supporter. Mon handicap étant invisible, il est parfois compliqué pour les autres de le percevoir. On ne réalise pas toujours l'effort que je dois fournir pour parler.
J'ai donc choisi de communiquer ouvertement. Ce handicap que je cachais auparavant, j'ai décidé d'en être fière. J'ai expliqué la situation à mes élèves de manière simple et claire, et ils l'ont rapidement accepté sans problème. Chaque collègue qui s'interrogeait a reçu une réponse.
Quant à cette salle, j'en ai fait ma force. Je l'ai aménagée pour qu'elle réponde à mes besoins. Étant à l'autre bout du collège, je peux utiliser l'espace extérieur sans déranger personne. Je ne suis pas gênée par les déplacements des autres élèves dans les couloirs. Je me suis totalement approprié cet espace.
En parallèle, j'ai cherché des groupes de soutien pour partager mon expérience et trouver du réconfort, mais je n'ai pas réussi à en trouver spécifiquement pour les enseignants en situation de handicap. Cela m'a montré l'importance de créer un réseau de soutien, même informel, avec des collègues ou des amis. Partager nos défis et nos réussites peut alléger le fardeau et encourager d'autres à faire de même.
action !
- Mettre en place des aménagements matériels et organisationnels. Demandez les équipements nécessaires, utilisez le dispositif aménagement du poste de travail pour obtenir des outils comme un micro, un tableau blanc, ou une salle insonorisée. Ces ressources peuvent grandement améliorer votre confort et votre efficacité. Ils seront financés par le service social du rectorat.
- S'approprier son environnement. Utilisez les espaces extérieurs ou isolés pour créer des opportunités d'enseignement innovantes.
- Faire de sa situation une force. Utilisez votre expérience unique pour sensibiliser et inspirer vos élèves et pourquoi pas vos collègues.

Aujourd’hui, je m’amuse beaucoup avec mon partenaire le micro magique ! Je fais peur à mes élèves ou je les fais rire avec des bruits bizarres, en salle des profs, je joue à faire des sons pour mettre un peu d’ambiance.
Conseil 5 - Apprivoiser les moulins à vent
Un jour où j'étais complètement déprimée dans le bureau de ma CPE, sans voix, en difficulté avec un élève et incapable de comprendre comment l'aider, elle m'a montré une image accrochée au mur, celle de Don Quichotte combattant des moulins à vent. Elle a pris le temps de m'expliquer la signification de ce dessin, et que je devais cesser de lutter contre des obstacles insurmontables et apprendre à accepter mes limites.
Ce fut un déclic, le premier pas vers la compréhension et l'acceptation de mon handicap. J'ai réalisé que je ne pouvais pas sauver tous mes élèves et qu'il était essentiel de lâcher prise, une notion qui m'était jusqu'alors étrangère.
Ma CPE m'a accompagnée dans chaque détail important de ma carrière. Elle m’a enseigné comment ménager ma voix, comment trouver des stratégies pour aider mes élèves efficacement, et comment exercer mon métier avec plus de sérénité.
Sa sagesse et son soutien continuent d'éclairer mon chemin. J'ai compris que je ne pourrais jamais surmonter ce handicap sans aide, sans un réseau de soutien sur lequel m'appuyer. Le partage et la collaboration sont devenus essentiels pour dépasser mes limites.
J'ai donc commencé à explorer des idées pédagogiques sur Internet, cherchant des moyens d'adapter mon handicap à mon métier.
J'ai découvert des techniques et des outils qui m'ont permis de réduire la sollicitation de ma voix tout en maintenant un enseignement de qualité.
Cette quête d'adaptation m'a ouvert de nouvelles perspectives et m'a permis de transformer un défi personnel en une opportunité d'innovation pédagogique.
action !
- Identifier et accepter ses limites. Reconnaître ses propres "moulins à vent" : prenez conscience des obstacles qui semblent insurmontables dans votre pratique professionnelle. Acceptez que certains défis ne peuvent être surmontés seuls et qu'il est parfois nécessaire de lâcher prise.
- Apprendre à lâcher prise. Comprenez que vous ne pouvez pas tout contrôler ni sauver tous vos élèves. Accepter vos limites est la première étape vers un enseignement plus serein et équilibré.
- S'entourer d'un réseau de soutien. Cherchez des mentors et des alliés.
- Innover et adapter sa pratique. Explorez, cherchez des idées pédagogiques sur Internet et les réseaux sociaux.
Je vous ai tout partagé sur mon expérience, et j'espère sincèrement que ces conseils et réflexions vous seront utiles dans votre propre parcours. Enseigner avec un handicap peut sembler impossible, mais avec les bons outils et un réseau de soutien, nous pouvons transformer ces défis en opportunités d'innovation.
N'oubliez pas que vous n'êtes pas seul(e) dans cette aventure, que vous êtes fort(e) et que chaque initiative que nous prenons contribue à enrichir notre pratique pédagogique : “seul, on va plus vite, ensemble, on va plus loin.”
Sophie Defour, professeure de lettres modernes depuis 2008
Utiliser sa voix en classe
Fiche outilCycle 1 à Lycée
Dans la communication avec vos élèves, d’autres paramètres que la voix entrent en jeu, comme l’utilisation de l’espace, vos déplacements, votre gestuelle, vos expressions faciales et vos regards. …