Pour beaucoup, l’évaluation est encore synonyme du contrôle dans sa version la plus patrimoniale : un rendez-vous fixé à tous les élèves d’une classe, autour des mêmes éléments de connaissance et souvent sous la forme tant redoutée par beaucoup d’élèves : l’écrit.
Comment accessibiliser cette pratique évaluative au plus grand nombre et comment en faire une étape intégrée au parcours d’apprentissage de l’élève ?
Un élève stressé est un élève qui ne peut pas mobiliser efficacement toutes ses compétences et réussir à la hauteur de son potentiel.
L’évaluation sommative est la situation scolaire la plus stressante pour les élèves, en particulier pour ceux qui sont les plus à risque de décrochage.
En effet, elle encourage les élèves à comparer leurs performances entre eux ou vis-à-vis d’un standard et à interpréter le résultat de cette comparaison comme un signe ou un manque d’intelligence.
Par ailleurs, les différences de performances qu’elle expose ignorent complètement la réalité de certains élèves qui, du fait de leurs acquis scolaires ou de leur classe sociale, sont désavantagés au départ. Imaginez une partie de Monopoly où un joueur possèderait deux dés plutôt qu’un pour se déplacer autour du plateau et gagnerait deux fois plus d’argent en passant par la case “départ”.
Au cours d’une évaluation sommative, les élèves à risque se retrouvent dans la même situation que le joueur désavantagé du Monopoly, sans qu’eux-mêmes ou leurs camarades n’aient conscience que la partie est truquée.
Pourtant, l’évaluation sommative peut être également un moyen d’acquérir des compétences et pas juste de les montrer. En effet, elle permet d’entraîner les élèves à gérer leur stress en prévision des échéances de la scolarité telles que le baccalauréat.
Communiquer cet objectif aux élèves permet de rendre la situation moins “menaçante”, de favoriser la croyance en une intelligence malléable et plus d’équité entre tous les élèves.
J'explique la marche à suivre dans cette fiche-outil :